22 (Montée) des Poètes les travailleurs du « lalangues » Texte travaillé par Sébastien Lespinasse… par Perrin Grimard

Eh non ! il n’y a ici ni faute d’orthographe ou d’accord, ni faute de frappe ou omission d’espace. Et le lalangues est bien, pour Franck Doyen, le rédacteur et éditotorialiste (toujours sans faute de frappe) de cette revue (car 22 (Montée) des Poètes est bien une revue et non quelque adresse menant dans un fond de ruelle ou d’impasse, quoique…), du masculin singulier. On n’est pas un travailleur de la langue – je veux dire du lalangues – pour rien !

 

Et les bizarreries orthographiques, syntaxiques, sémantiques et typographiques ne manquent pas dans cette publication officiellement trimestrielle mais en réalité à périodicité très variable. Lecteur, pourtant « bien aimé » (dixit l’auteur de l’éditoto), attends-toi à être aussi malmené que la langue et à en tirer, tirer une longue comme ça dans l’effort (comme on t’y invite, à moins qu’il s’agisse-là d’un avertissement) ! Ne vous fiez donc surtout pas à sa couverture, plutôt sage, ou à la jaquette dont elle est parfois agrémentée. Son apparence extérieure ne laisse absolument rien présager de son contenu. Dans sa dernière livraison, qui réunit les n° 49 et 50 (les « corps n°49/50 ») et qui se compose de quatre cahiers, deux dans le format portrait et deux dans le format paysage, Jean-Luc Lavrille le dit clairement : « on a marché sur la langue : c’est le pied… » ! On comprend que beaucoup d’auteurs régulièrement publiés dans 22(M) dP (abréviation plus rock’n’roll) soient également des habitués de BoXon ...

En juillet 2015, Stephen Hawking faisait partie des scientifiques regroupés autour du milliardaire Yuri Milner (cofondateur et actuel président du fonds d'investissement russe Digital Sky Technologies, DST, spécialisé dans l'Internet) à l'occasion de l'annonce du lancement du projet Breakthrough Initiative. Milner se proposait de financer les recherches du programme Seti sur 10 ans à hauteur de 100 millions de dollars (environ 92 millions d'euros),

Le projet se décline en deux parties. La première, et la plus importante, le Breakthrough Listen, consistera à tenter de détecter des émissions de civilisations E. T. dans le domaine radio mais aussi sous forme d'impulsionslaser. La seconde, le Breakthrough Message, est une compétition dotée d'un prix d'un million de dollars. Elle consiste à proposer un message à destination d'une des éventuelles civilisations E. T. que le projet pourrait révéler.

Le site CuriosityStream propose des documentaires scientifiques réalisés en compagnie de célèbres chercheurs. Celui auquel a participé Stephen Hawking nous fait visiter les lieux de prédilection de l'astrophysicien, le Big Bang, les trous noirs, Saturne et ses lunes et, enfin, Santa Barbara où il séjourne parfois. © CuriosityStream, YouTube

Un scénario à la Independence Day ?

Bien que membre du projet Breakthrough Initiative, Hawking ne cache pas depuis des années qu'il désapprouve l'idée d'entrer en communication avec une civilisation E. T. avancée, craignant que le scénario d'Independence Day devienne réalité, ou plus exactement que le débarquement d'extraterrestres ait le même effet sur l'humanité que l'arrivée des Européens sur les Indiens d'Amérique. Il vient de réitérer cette mise en garde dans le nouveau documentaire qui passe actuellement surCuriosityStream, un site de VoD. Intitulé Stephen Hawking's Favorite Places, ce documentaire met en scène, en images de synthèse, les tribulations du chercheur britannique dans le cosmos.

Les craintes de Stephen Hawking semblent bien peu fondées et n'ont certainement pour but que d'alimenter un buzz médiatique, comme il sait le faire depuis des années. Si nous décidions de répondre à un message d'E. T. avec des ondes radio, il faudrait des décennies, voire des centaines d'années et peut-être plus, pour que notre message les atteigne. Or, une civilisation E. T. très avancée à seulement quelques dizaines ou quelques centaines d'années-lumière de la Terre nous a certainement déjà détectés depuis bien longtemps. Surtout, une civilisation capable de maîtriser le voyage interstellaire est probablement constituée de « super IA» qui ne verraient aucun intérêt à discuter avec nous ni à nous coloniser, ayant d'autres interlocuteurs à qui s'adresser et n'ayant nullement besoin des pauvres ressources d'une planète comme la nôtre alors que les étoiles et les astéroïdes peuvent lui fournir tous les minerais et toute l'énergiedont elle aurait l'usage.

 

personnalités roannaises Roanne Wikipedia

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Roanne[modifier | modifier le code]

 

Jean-Baptiste Nompère de Champagny, duc de Cadore.

 

Joseph Déchelette par Albert Dawant (post–mortem d'après photographie).

 

Sculpture « Entrée dans le 3emillénaire » par Michel Granger à Roanne.

 

En-tête

les mots suzerains s'useront de vers en trous de vers vers d'autres plurivers

libres aires l'infra info si la langue ne vient pas de moi elle ne va pas de soi : os osé vers suzerains s'usant si ne trouvent pas saussure à leurs pieds ces dits polysémiqués car il n'est que de langue de poche
EQUATORZE L'ouïe!

En-tête

ODE LUE A LA MAISON D'AQUITAINE A PARIS

 

JETES AUX DES

 

 

a thée                                              ur banissement

a thée                                              réverbérants fantosmes du vent

ô té                                                  rêvant l’errance

                                                        qui n’a d’air

ô té                                              qu’au temps

                                                                       

thé o                                      des mots    hurle lisse un sens

thé o                                                sans qu’à mi mots mis à malphabètes débandades  ce que l’être peut squelette sans bandelettres

                                                  

i dée                                                cadenacé qu’à demi des mots critiques

ainsi nuées de criquets cris et hoquets

i dée                                               

 l’hymne manant  occis le mort

nomade de lui-même sans terre ni toit

 

de o

de o

 

aux dés

aux dés

 

dés joués

dé joué

 

o sez

o sez

 

zé ro

zé ro

pétition pour un ré

la mineur

 

astéroïde foncé

en pleine course vers la terre

bolide jeté comme dé

fonçant

liberrant tous ses chiffres

 

 

 

                        cavité gravité

ce qu’en puits de sens qu’en conscience

cratères entre caractères

et critères

propulsés

 

portées sur phrases

s’amusent y calant

 

faisant mouche comme coche

choc car rond dans l’eau

mène sa barque à coups d’épée

jamais cyprés cimetières

cryptés

séjour sombre  né entre

néant et fait de lui

l’effet d’une ombre rose

l’as sas ligne rosace

explose

 

l’âme hélas la

mélasse

 

 

¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨

 

tous cédés

tous jetés

au tapis

et fait qu’onde de choc

pierres grosses comme grosses pierres

de mars

plumé phénomène phonème

mène à faux même aphone

phonaisons permanentes

fêtes liesses  pensent hors saison

les bourgeons

 

 

 

 

mais comment faire croire au bloc de glace devant

à ceux qui lampent champagne pendant ?

…/…

 si la chance sourit comme la Joconde

souriante quête s’oriente

l’orant le magnétique

bascule plein sud sur

fuseau oral

et réchauffement affectant l’épaule

bassins bras

fronts des mers

des sons des arbres et têtes

débouche

 

bien joué mal joué pas joué

spectacle permanent tous les jours

bien sûr mal sûr pas sûr

avant pendant après

ça s’emballe sinon t’as pas l’sas

 

jveux sur langue je t’ai jetée

éméché et

la mèche est dite

puis la

vrille  infini sujet

renoulovable d’énergie

cause du nom

nom de la cause

 

in causa venenum

 

mots clés moqués

mot tissent mots hissent

des mots l’ire du motif

d’oser l’osier

l’oiseau du berceau

bas thème

des sons limons

arqués aux logiques

étymons

prenant racine

en l’abyssale labiale et palatale

thélème fractal en ce sens sait

qui n’a pas pied

levant au vent  mouvant

 

 

ni loup ni homme ni dieu ni femme ni lapin

ni l’happyness

ne se couchant devant

 

ni

momies aux lèvres de singes

langées bitume et poix

sevrées de linges

sur rives  mortes

ni fleuris ni houris ni souris

mais rires à mort tisseurs tracés

et terrassés

mérindiens

des salés

d’un sale air

 

une voix

off

poursuit

poussières et suies

l’image

soudain

de la

diphtonguïté sexuelle       

tarir ton rire tanner ton nez j’ai perdu l’horizon pourtant à perte de vue mon horizon manet monnaie son lit sali mon rein marin ton rein tarin ton bas tabac ton bout tabou tabouret ton bourré tacite ton site ton lent talent ton long talon ton pire tapir taquiner ton kiné ton tout  tatou mon chaud macho mon sonnet maçonné mon cramé macramé macule mon cul mon flux mafflu maladroit mon bras droit mon drame madame mon gros magot mon hâchoir mâchoire mâchuré mon hâchuré madeleine mont de l’aine monticule matricule magouille mon gout ma gouaille mon ouaille mon jeté majesté mon lys malice malhabile mon labile mammelon mon melon manette mon net mon mail mammelle mon nid manie manier mon nié mon boniment maniement manipule mon nid de poules  manœuvre mon œuvre mon noir manoir mon nu facture manufacture mon guignon maquignon maquiller mon quillier maquisard  mon quasar marasme mon erasme mon raton marathon mon rat debout marabout mon rôt maraud mon rigolo marigot mon ri honnête marionnette  marital mon rital marivaudage mon rivaudage marotique mon érotique marri mon ri marron mon rond  masochiste mon sophiste massacre mon sacre mon sage massage mon tiers état matière étape étamine et ton hymne matois mon toit mon tout matou mon ton mâtons tonton tâtons t ’attends ton temps matraque mon trac mon teint matin son bas sabbat son sbire sabir sabler son blé son beau sabot son botté saboté sabra son bras son cadet saccadé son coche sacoche son crochet s’accrochait sacré cœur son crève cœur safran son franc émacié et mon scié son tir satire son profit saprophyte son voir savoir salace son s’enlace mal laqué mon laquais son luther salutaire sabord son bord saharien son aryen sage songe sagesse son geste monté maté monture mâture mon étau magnéto maestro mon escroc macaron mon caron mâchant mon chant macéré mon serré sondant sa dent tonique ta nique tonte & tâte tamanoir en tapinois        en ton manoir ou taverne ton vers                    ton page tapageur tonkin & taquin  & ta page tapissée de ton plissé

                                                                                                                                               tes lestes scopies

 

axe  sens  polar accents s’inversant pôles en bassins

sur le flanc

meteore vers impairs la Terre

du péril expérience division  fusion

bout de chemin fait ensemble                               se séparer

 tout se scinde :

carrefour : bifurque 

une chemise un corsage

lettres sœur et frère

lait de monstre épicène

affreud à deux têtes

bouche de la vérité missa ouest

je te plumerai ni de lois ni de décrets

car  pris spleen de rater mon pli

repasse pas

 repli

 

l’un seul en panne aux plis

au nez et à la barbe des barbelés

soixante nations touchées

en tours

onze septembre ombré

et c’est joué

 

 

sculpter  alors en attendant godet

pour  jeter les dés 

une immense langue de bois 

neuf mètres de haut

olé

 

 

puis la vêts

d’une pelisse de goupil tueur de gelines

bien en snifier la senefiante peau et vous la faire

vous snifiants équivoques

d’un chien enterré sur toile

madrilène madrée

s’enfonçant émouvant et cynique

ensablement

lent

et livré aux romans d’art gothique avec hâchoirs qui langagent

ces Honoré rendu à la mort par Bianchon

divin comédien médecin sans lendemain

ces Gérard cravatés de la table rase

ces Victor aux marguerites dégonflées

ces Michel tournant du rond le dos au cercle d’une tour faisant le tour faisandé

des discours sans visages

des figures à rebours

Eole sans école

pantoufles de Paul

semelles d’Arthur

l’envoi de leurs pas ces

pompes qui marchent à côté

et que l’autre a chaussées

 ces passants passés ces pavés ces

vers déshérités

ex cathedra

formules formol emboîtées de nuits

fuite de gags va nu pieds au débotté

aux dés du hasard  boîteux

mais grandes enjambées

plates plantes du pied

vestiges oedipeux

cherchant mythe sur route

bien plus poudreuse qu’il n’eut été

souhaitable bien plus ensoleillée

pour un nombril à l’air

se faisant anguler toute voile dehors

sur tapis volant

mille et une nuits sur divan

 

pas d’objection perpendiculaire

brassant lippes

bord par-dessus jeté

 Ben et baraka

vers sa voix mettez hors

de nuit

aria radical

radio paria

 

co errance

sonnée sans raison

sans compas

ni comparaison

 

la Terre est touchée

choc : sous le pont Mirabeau coule l’Yonne

 

 

 

pari

échoué si prés d’Ubu

charrie jerry

varie la souris

charivari

chéri Jarry

arrive

générique de fin

 

au débotté au déjeté

pas dedans  e

 

 

 

par anneaux rotatifs et serpents lève ta paume aux dents

t’inquiète lui dit Adam le fruitier des agneaux 

t’en fait pas pour ma pomme

c’est pas not’ blé je t’offruits moi la passion paradis

tout mon verger

chaque verset est à boire pardi

ouais ouais hello allo ma babelle ève allo ma rebelle hymen

allo him allah l’hallali

moi je les tutoie tous

tous les neuf  à la cloque marie

et même dix

même indice

 

 

entre à Troie ce météore

qui le dit vise sans cible ce traitre ce Sinom

ce cheval de pont ce citroyen

que des locaux motive

au quai Ida et hideux

arrière des principes

toute vapeur

sinon le mot habite

sans pompe ni Psyché

mais psychopompé

 

& sciant t’y fie que pas trop

brenneux

fuis

fit il

fut il futile

 

de ce météore

tout fut de sa queue où plier selon pli qui touffu de sa côte étouffant de sa faute

 

mais le verbe repousse

dernier repli

le son 

c’est égal c’est le graal

 

au cœur des gammes des mots

l’esprit des gommes

…/…

seul arc en ciel sans existence qu’un ciel

l’alliance c’est si je veux

l’opium c’est si je veux

feu & eau

si je veux

 

marge fuyante

 

Apud Athenienses tonsor loquax et faceto fallacique animo praedito est. Semper enim fabulas inauditas excogitabat

latin oint sans tain ni reflet

ne sachant se regarder

ni mirer son entrain

 

je narrais je narrais

je narrais tes pas

dans ce lointain

quand survint nef des fous

toute voile dehors

le couzinzin germain

sa Narrenschift

son song gong du songe

son trou du sourd

d’où sourd

des pensées dépensées

dépecées dépesées

d’arrêt mes diables

un champ clos vissé sur

soi

son de ses gonds

ayant du jeu

mal fermé au secret d’Eole

se crée un français créole

 

gardant en héllène

le souffle de trois 

enceintes machines

antique icône mise en sourdine

 

 la prise de son

vocalique leur prison 

 

 

 

 

 

quel couvercle tombe

ciel du toit qui fait tombe ?

la marmite dit à la marmite

ton cul est noir

 

ô cuisine d’Achille

détalons des aiguilles

plantées en ces anapestés

dégoupille ces fruits

dans le vers grenadé

utilysse ta ruse de goupil

mer déposseïdée déboussoléee

décésarisé décalottée déculottée désempalée dézeugmée désemparée

dérembardisée dégommée dégammée désynecdoquée détoquetée détricotée décortiquée  désinsensée

désanacoluthée désanalculottée désanaphorisé désamphorisée désintoxiquée désexoxymorisée

et de rerum naturae

de probité candidée déchismée déchiasmée décodée détêtelitotée

décapée décapitée dépitée descalpée desculptée découpée

disculpée découvée sous couvert de couvre chef

ugh ! capet

à découvert qui ris sous cape capté pitre bouffonné chapeau chapiteau bas basé

 

allez ! lâche île

Eschyle et son chapelet

sur ton crâne tortué

la phrase du destin

écrit son festin

un coup de hasard

covoituré

 

car rapaces y font cercle

touristique circuit

caravanes bêlements

troupeaux

têtées affolées

feulements d’enragés

tout en camion

et les vaches seront bien gardées

 

pourtant nul pas

n’urge au désert

sinon s’enfonce aussi le dos

jusqu’au Prado

 

un désir ça se traverse

c’est pas fait pour les chiens

l’oasis désir ça se traverse

du regard

s’ensablent sinon les yeux

s’émiettent les paupières

tout fond avec son mirage

dans son cimetière

et sans son os

avec Goya marchand de sable

et Marcel marchand du

 

 

 sas

ouvert

s’écrit une

langue

qui parle

parce qu’elle vous écoute

avec mémoire

elle a du ressort

son lit amorti

ne procure plus à

Procuste l’envie cut que cut

 

 

tout fou le

gant jeté

trajet d’un météore

tissant du néant la mort

filant

avec étoiles

 

                           boomerang des voix

partie cri revenant chant

échouant  trophée 

tronc fait des morts saut du temps quand on se plante

ça prend racine  grecque

hommage rime  ramage

polysémiquant d’Orphée ligne

ses cris d’orfraie

 

lexico !lexico !

 

phonez les mathèmes

les forceps à dire

des différences sexentielles

micros mi croches

crocs et accroches

ne pas mâcher les mots  

lexico !lexico !

tueuses d’affects

nadir au zénith

son script strip strict

qui de cale en tambours

fanfare ronronne sur le pont

qui n’a vire saoûlé

 n’atteint la jetée

hors bord les fièvres

n’est ce pas trop pieds

trophées sérieux

à quai

 

lexico !lexico !

 

bing ça morphe

piteux

qui sèche ouïr

car c’est râle réel

 

lex sed lexical

qui grimme ce conte

 

 

l’aerolithe

comme dé jeté

face contre terre

 

extrait nuées

ainsi nuées

plis et cavités

gisements où l’or fait ligne

d’une matière

commensemencement

plate pétroleuse forme l’idée

si m’ose laïc

roule l’eau fait lit

surfaces en révolte

orbées et urbi

videortexte

la dite lady mention

tamisée en millons de grains

stabilisés pour former

les couleurs

la fée cul pomme de Terre

Aix la rivière  lumière

nuit fondue au Renoir

film dans les yeux

 

 

en ce jardin ouvrier

pas un radis

pas de vers sans son fruit

pas une pomme

ne tombe sans Newton

           

 

 

pluie de syllabes

mortes en chambre

comme pots de justice

du parquet levant le siège

gardant à vue la parole

 

metier de bouts

trop ce fait don

 

ficelle d’une langue l’autre

mise à mal gammes où l’art pèche

disparu Abel et luette

 

os iris du regard

épars

dominos du jeu

mis à dos    scié

pillé

 

 

 

 tout  ce 

                   dit

                        geste

                                 aux

 

                                            dés

                                            

 

 

 

 

 

                                                                           J. LUC LAVRILLE

                                                                                      

 

                                                                          15OCTOBRE2014

.Luc Lavrille est poétécrivain :

 

 

Il vit et travaille à Paris

 

Il a publié enrevues ( TXT, Textuerre, Ouste, Fusées, l’Intranquille, Triages, Tatalacrème, Le Lumen, GPU, Boxon…)

Et aux éditions :

* G&g : « Dix Vagues » 1994,« Pèlerins Tourniquets » (1995)

« Langue de Feu »1999, « Fièvre vrillée & Faits vrillés» 2002

 

*Tarabuste : « Mon Tiers Plastique » 1999 « Hurraman scriptu » 2005 « Trait Port Trait »2008

*Seghers : « Poesies aujourd’hui » 1990 (anthologie)

*22 rue Montée des poètes : « Radio Mâchoire » 2007

Voix (coll.Vents Contraires) : « Equatorze » , 2006 « Force 18 »(anthologie)2007

*Atelier de l’Agneau :* « L’arc en jeu » Editions l’Atelier de l’Agneau /coll.Achitextes (2004)

« Remarmor » 2014

 

Une étude fut consacrée à ses textes par Alain Frontier (LaPoesie/ed.Belin) et il a écrit un article dans « Le Français aujourd’hui » : » Propositions insubordonnées » 1996 qui propose quelques pistes sur l’entreprise d’enseigner la poésie au collège.

 

Il a participé à des Lectures publiques (Centre G.Pompidou, Marché de la Poèsie, Lodève(Voix de la Mediterranée), Bordeaux, Lyon, Compiègne, Périgueux (Expoesie),Clermont-Ferrand, St Quentin en Yvelines…

 

Il fut aussi auteur-animateur d’émissions de radio en province (entre 1998 et 2002 )et a écrit en collaboration avec la chorégraphe Sylvia MIKAËL des poémes-danse :

« Coquelicorps » : (représenté au Centre artistique de Verderonne ) « Exophones Lexiques Témoins » (Espace Tiphaine-Bastille)

 

Il a écrit en 2013 un essai sur l’orthographe (« Rêver l’Hétérogramme ») travail encore inédit,

et a collaboré poétiquement au livre-coffret « L’interlocuteur » de la plasticienne Mary-Ann Beall consacré à l’œuvre de Mandelstam (2015)